jeudi 3 mars 2011

Samedi dans l’urgence (Partie 1)

Samedi, 16 octobre. Les minutes étaient précieuses. Récit d'un début de soirée pressé


Oui, cette année j’ai souvent dit ça : «À soir c’est LE soir.» Y’a des années de même, bien remplies de soirées not-to-be-missed. Le 16 octobre, c’était une de ces journées qui me donne des papillons dans le ventre bien longtemps à l’avance : Blonde Redhead s’en venait en ville.
D’autant plus que leur plus récent album, Penny Sparkle, ce n'est pas simplement un coup de cœur, c’est un coup de foudre. Dès les premières notes, mon cœur avait flanché. Cet album est beaucoup plus axé sur les synthétiseurs que ce que nous a fait connaître Blonde Redhead avec les albums précédents. Les guitares sont (presque) reléguées au deuxième rang: fort étonnant mais satisfaisant tout de même. Si Blonde Redhead m’avait, jusqu’à maintenant fait une forte impression et m’avait bouleversée par ses paroles profondes et poignantes, là je suis totalement vendue. Le fait que les membres de Blonde Redhead aient, pour la première fois, confié la réalisation de leur album à un tierce parti, et que ce tierce parti soit un duo de Suédois, et que je sois complètement fan de tout ce qui est Scandinave, y est peut-être pour quelque chose. Va savoir.

 Le groupe se présente sur scène : 21h25 ( j’ai vraiment remarqué cette fois-ci, je stressais parce que je devais partir tellement  tôt…). Kazu Makino, la partie féminine du trio, apparaît sur scène vêtue d’une jolie robe couleur crème et d’un masque qui semble être un mélange d’acier et de long poils, genre couettes de cheveux (blond roux?). Du moins, de mon point de vue, c’est ce qui m’a semblé. J’aime ce genre d’image féminine. Une beauté charismatique, qui bouge tout doucement, comme une valse. Et ce visage effacé par cet étrange masque de fer… Une projection féminine qui verse dans l’anonymat. C’est une image de la passion de la musique et c’est tout. Quoi que le masque n’a été porté que pour une seule chanson, Kazu Makino cache son visage avec ses longs cheveux. Je remarque que le trio est peu éclairé de face. Les lumières proviennent surtout de l’arrière de la scène. C’est définitivement une image effacée que les membres de Blonde Redhead se donnent. On n’admire pas les musiciens, on admire leur musique.
 Est-ce qu’on peut parler de «hits» dans le cas de Blonde Redhead? De chansons plus populaires? Chaque fan a ses propres coups de cœur. Pour ma part, j’ai entendu tout ce que je tenais à entendre: Falling Man, Here Sometimes, My Plants are Dead , S.W., Spring and by Summer Fall … Ah non, ce n'est pas vrai : il me manquait This is not.

Mea Culpa, j’ai manqué le rappel. Je ne sais pas ce qui s’est passé, quelles chansons ont été jouées. Je ne sais pas si les fans en ont redemandé huit fois plutôt qu’une, je ne sais pas je ne sais pas. Et j’aimerais le savoir. Moi j’ai dû sauter dans un taxi, pour un tout autre événement. Suite du récit de la soirée : demain.

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