jeudi 3 mars 2011

Metric à Sherbrooke


Retour sur le passage du groupe Metric en sol sherbrookois (su’a well...) le 11 avril dernier et autres dénonciations fortuites.
Étonnant tout de même, Metric fait une petite visite dans la province francophone et ne s’arrête pas à Montréal, non. Un samedi à Laval, un dimanche à Sherbrooke et un lundi à Québec. Trois petits tours et puis s’en vont. Peu importe, si Metric ne vient pas à moi, je snobe Laval et je vais les voir à Sherbrooke, mon hometown. Paraîtrait que les jeunes Sherbrookois sont parmi les foules les plus cool. Normal, on n’a pas de la grand’ visite très très souvent. Quand les rock band débarquent en ville, y’a de la frénésie dans l’air…

J’arrive au Granada, accompagnée de mon petit frère, parce que c’est toujours bien d’arriver de la métropole et de tenter d’impressionner le cadet en disant : “Veux-tu venir avec moi? Chu su’a guest list…j’ai deux billets”. Peu importe. Je m’écarte. Bref, c’est le groupe ontarien Arkells qui assurait la première partie. Les cinq membres du groupe sont originaires d’Hamilton en Ontario et semblent en être particulièrement fiers (c’est revenu quelques fois sur le sujet, entre les chansons…). C’est du bon rock, que je qualifierais de ... Canadien. Les harmonies de voix sont très belles et les gars ont de l’énergie à revendre. Un bon spectacle, que la foule a apprécié, tout autant que le groupe semble avoir apprécié la foule.

Viendra le tour de Metric, le clou de la soirée, la cerise sur le sundae. J’attends impatiemment l’arrivée du groupe, particulièrement d’Emily Haines, dont la grâce et l’énergie ont fait la réputation du groupe. La lumière de la salle s’éteint. La foule se compacte vers l’avant, mais pas tant que ça quand même, parce qu’à Sherbrooke, on se garde une petite gêne face à son voisin (il faut aussi dire qu’à Sherbrooke, le mononcle qui place sa chaise pliante direct devant la scène règne en roi et maître des lieux, comme aux évènements extérieurs des Francofolies et du Festival de Jazz d’ailleurs. C’est un phénomène pour lequel j’éprouve de la haine. Un jour, j’écrirai un article rien que là-dessus. Mais bon, les mononcles n’étaient pas au show de Metric, évidemment. Vous me suivez toujours?). Metric fait son entrée sur scène.

C’est avec Twilight Galaxy que le band casse la glace, une des chansons les plus douces de l’album Fantasies, mais les quatre musiciens auront tôt fait de faire évoluer la pièce en un rock pesant, histoire de donner le ton pour le reste du concert. On aura droit à plusieurs chansons (en fait, presque toutes) du plus récent album, et autres Combat Baby, Dead Disco et Monster Hospital. Un pur délice.

Mais ce qui jette vraiment par terre, c’est la présence scénique d’Emily Haines. Cette grande et élancée blondinette, séduisante à souhait, qui danse, qui voyage d’un bout à l’autre de la scène, qui transperce de ses grands yeux sombres le coeur des fans qui sont venus l’admirer. C’est hypnotisant. Pour la pièce Stadium Love, je n’ai jamais vu un “lead singer” autant en symbiose avec son public. C’était envoûtant. J’aurais un vidéo pour appuyer mes dires, si ce n’est du fait qu’un iPhone, ça se bouche les oreilles quand le son est trop fort. Résultat: vidéo muet, qui démontre mal à quel point le show était enivrant. D’ailleurs, autre parenthèse, il y a peu de gens dans la foule qui ont pris des photos et vidéo en continu, avec un appareil photo ET/OU un cellulaire, ce qui est à la fois étonnant, soulageant et respectueux, pour la foule autant que pour les artistes. Est-ce que c’est typiquement Montréalais, que de vivre un show les deux mains occupées par un cellulaire et un kodak, les yeux rivés à des écrans LCD? C’est une maudite mauvaise manie que de tenter de vivre l’ambiance d’un spectacle via son cellulaire. Et pourtant, je m’en suis donné à coeur joie, avec mon cellulaire haut dans les airs. Shame on me. Mes photos sont floues et mes vidéos, muets. Inutiles. Mais bon. Je m’écarte, encore.
www.ilovemetric.com
www.arkells.ca/

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