jeudi 3 mars 2011

Le Festival de Jazz… 1ère partie

Quelques 800 concerts qui se déroulent dans un quadrilatère relativement restreint et ce, en 12 jours seulement.
Le Quartier des Spectacles, c’est mon nouveau Rosemont. Comme si j’y habitais, je jase avec les quêteux, je leur fais des résumés des concerts. Je connais les raccourcis, je vois le même monde aux mêmes endroits (et eux me voient toujours aux mêmes endroits aussi), j’observe les routes en construction (ça change pas vite…), je regarde la construction de la nouvelle salle de l’OSM et je me dit que ça ressemble juste à un immense parking de béton pour l’instant. Je connais les rabais par cœur chez H&M, juste à côté du site. Comprenez l’idée? D’une salle à l’autre, d’une scène extérieure à l’autre, j’assiste à tous les spectacles que je peux voir. Ça fait beaucoup. Je vais vous faire un petit résumé des meilleurs moments avant que mon cerveau ne commence à mélanger des affaires.

Brian Setzer Orchestra
Sur la scène TD le 25 juin, Brian Setzer donne le coup d’envoi du festival. Il fait beau, il fait chaud mais pas trop. On regarde le spectacle directement si on le peut. Mais pour la majorité des gens, on regarde les écrans géants, disposés un peu partout sur le site. On tombe dans la lune, on finit par regarder les bandes commanditaires qui défilent au bas des écrans. Bon, je veux pas tomber dans la lune, c’est Brian Setzer Orchestra, c’est clair qu’il y a des danseurs de swing en quelque part, on part à la recherche! Oh que oui, il y en a. Une mini-scène est érigée tout près de la scène principale, des danseurs professionnels y donnent tout un spectacle! Et puis dans la foule à l’avant de la scène, d’autres danseurs, plus low profile ceux-ci, s’en donnent à cœur joie. Si je savais danser le swing je me serais clairement joint à eux, et ça en aurait vraiment valu la peine.

Soirée d’anniversaire, les 20 ans de Ninja Tunes
Au Métropolis le 26 juin, se donnaient rendez-vous, Kid Koala et son groupe The Slew, Dj Food, et surtout, surtout… Spank Rock. Ce mec à l’allure très effilée, qui sait faire lever une foule comme (presque) personne d’autres, qui a une énergie sublime et contagieuse, qui danse follement bien (je suis un peu séduite là…), personne n’y reste indifférent. Si le disque YoYoYoYoYo, paru en 2006, vous a plu, dites-vous qu’on a eu droit à ça, mais avec des grooves à la puissance 10. Ass and bass. Voilà.

Sonny Rollins
Salle Wilfrid-Pelletier, 19h30 précises. Dans ma rangée, on retrouve principalement des journalistes, tous affairés à leur Blackberry/iPhones, et une autre, affairée à ses baguettes de tricots, oui oui. On s’occupe comme on peut pendant que Sonny Rollins se fait un peu désirer, le trafic ayant retardé l’arrivée du saxophoniste sur scène. 19h45, le vieil homme se précipite sur scène, salue les admirateurs, s’empresse d’accepter le prix Miles-Davis qui lui est remis cette année, pour honorer l’ensemble de sa carrière. Après de très brefs remerciements, le saxophoniste rejoint ses musiciens. Le dos courbé, le pas chambranlant, les genoux tremblotants, oui M. Rollins les fait ses 80 ans. Et pourtant, rien de son talent et de son expertise n’a changé, tout est intact. C’est de la pure magie qui s’échappe de son souffle et de ses doigts. Magnifique, et touchant je vous le dit. Voir un géant du jazz, au moins une fois dans ma vie: Check.

The Narcycist

Sur la scène Groove Bell, le lundi 28 juin. Belle découverte, ce rappeur montréalais d’origine arabe. Il détonne complètement dans le paysage hip hop actuel, et ça fait du bien. L’homme, membre du collectif artistique musulman des Euphrates, écrit des textes engagés mais d’abord léger et humoristique. Sa musique est joyeuse et dansante, une heureuse combinaison des sons traditionnels du Moyen-Orient et rap d’ici. Écoutez son succès P.H.A.T.W.A sur son site MySpace. http://www.myspace.com/euphrates

Allez, on continue. Deuxième partie à suivre, très bientôt.
www.montrealjazzfest.com

emiliegagne@gmail.com

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