jeudi 3 mars 2011

Phoenix au CEPSUM

Retour sur le spectacle du groupe indie-pop français Phoenix, le 21 octobre dernier


Cette année, Phoenix s’est mérité le Grammy du meilleur album alternatif pour leur plus récent opus (sorti en mai 2009) Wolfgang Amadeus Phoenix. Ainsi, on a eu droit à quelques visites des Phoenix au cours des derniers mois. Pour avoir manqué (avec grande déception) leur spectacle au Métropolis en décembre dernier, ça fait quelques mois déjà que j’avais la ferme intention de me reprendre avec cette nouvelle venue au CEPSUM. Comme on dit, un plan B ça ne fait pas tout le temps la job…

Pas que je sois déçue de la performance de Phoenix, au contraire. En plusieurs points, la performance correspondait à ce que j'espérais. Les gars sont généreux avec leur public ( je parle ici de petites jasettes, de chanson parmi la foule, de petite promenade dans les estrades), les chansons ont très bien été exécutées (quoique assez similaires aux versions endisquées) et surtout, on s’est adressé à nous en FRANÇAIS. Parce qu’on a beau avoir affaire à une gang de Français (de France), ce n’est pas toujours gagné d’avance l’idée qu’on aura droit à ce qu’on s’adresse à nous dans cette langue. Ça avait d’ailleurs fait quelques vagues, à leur dernière présence au Métropolis, le fait que Phoenix s’était adressé à la foule principalement en anglais. Je suppose qu’ils en avaient, cette fois-ci, pris conscience, car on a eu droit à des interactions 100% en français. Bravo, on se sent privilégié, on n’en demandait pas plus. Toutefois, il faut se rappeler que 1) Thomas Mars, le chanteur du groupe, est marié à Sofia Coppola, réalisatrice américaine qui ne doit sûrement pas dire un mot en français 2) Phoenix a d’abord gagné sa popularité auprès du monde anglophone et Montréal, dans ce cas, n’y fait pas exception. Voilà pour leur défense. Également, on a eu droit à plusieurs excellentes chansons, principlalement tirées de l’album Wolfgang Amadeus Phoenix, dont: 1901, Lisztomania, Girlfriend, Fences, Armistice, Lasso, Rome, Love like a Sunset (Partie 1 et 2). Certaines datant des précédents albums : Long Distance Call, North, Love for Granted et Everything is Everything. On a même eu droit à un cover de Johnny Hallyday, une chanson intitulée La fille aux cheveux clairs. Voilà, ça fait le tour de ce que j’ai aimé.

Parce qu’il y a des choses moins le fun…. Car même si les gars de Phoenix ont donné un très bon spectacle, l’énergie n’y était pas à son maximum. C’était un show bien tranquille. Évidemment, Phoenix est en tournée de façon quasi continue depuis mai 2009, on comprend que le cœur n’y est peut-être plus autant qu’au premier show. C’est normal, mais un peu triste pour nous. Ça sentait la fin de tournée… On ressentait le «chu fatigué, je commence à avoir hâte de rentrer chez nous» sur le visage des gars. Et puis, nous on fatigue un peu aussi…parce que le CEPSUM, c’est d’abord un aréna. Ce n'est pas fait pour être agréable lors d’un concert. Selon l’installation de la scène, de l’ensemble des lumières et de la mise en scène, on comprend bien que ce spectacle aurait difficilement pu avoir lieu dans un endroit comme le Métropolis. N’empêche, dans un aréna, le son ne sera jamais réellement excellent, quoi qu’on y fasse. De plus, pour tous les gens qui étaient au parterre, un défi de taille: essayer de ne pas avoir froid pendant trois heures, parce que nos pieds sont séparés de la glace de la patinoire par un maigre 3 cm de tapis-mousse. Bref, avis à tous, si vous allez voir un show au CEPSUM, habillez-vous comme si vous restiez dehors pour la soirée.

En 2011, Phoenix prendra un peu de repos de la tournée et se concentrera sur la création d’un nouvel album. On serait quand même content d’avoir leur visite à nouveau durant l’année… au Centre Bell peut-être, ça serait le fun…


emiliegagne@gmail.com

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