Peut-être que je suis rouillée ou que j’ai trop de choses à dire, je sais pas. Ben du nouveau depuis la dernière fois, ben du nouveau. Mais ça, ça vous intéresse pas. J’en reviens donc au spectacle d’Interpol (tsé la grosse hype de 2003?) au Métropolis, le 9 août dernier.
Le show se donnait à guichets fermés (et ça j’y reviendrai plus tard). J’ai rejoint un ami à 20h00 tapant (20 minutes plus tard, donc). Juste à temps pour une pré-première partie : un genre de DJ qui passait presque inaperçu, tant pour sa présence que pour son talent à mixer des bonnes tounes. Il a quêté quelques fois des applaudissements, et en bon montréalais que nous sommes (et quelques banlieusards, mais ceux-là on les aime un peu plus depuis la sortie du nouvel album d’Arcade Fire) je vous laisse deviner si on a donné suite à sa demande. Bref, je sais pas c’était qui, j’ai pas d’intérêt à chercher son nom. Si ça vous intéresse, vous chercherez. Alors passons.
La vraie première partie était donc assurée par Twin Tiger. Un groupe d’hipsters, oui oui, dans le genre fausses lunettes Ray Ban et t-shirts American Apparel. Et aussi, ils viennent d’une de ces villes américaines qui n’a pas assez de personnalité pour avoir un nom à soi, Athens, Georgie, USA. Pas que ça influence en quoi que ce soit la qualité de leur musique, tout de même. C’est du rock noisy et assez dark, bref, c’est tout à fait convenable en tant que prélude à Interpol. Maintenant, est-ce réellement bon?Je ne saurais vous dire, la qualité de la sonorisation qu’on réserve aux bands de première partie me donne froid dans le dos et envie de me boucher les oreilles. Si vous voulez réellement savoir, attendez qu’ils donnent leur propre show, là on saura. Ah, que c’est ingrat, le rôle de première partie.
On en vient au principal, plusieurs (dizaines de) minutes après. Interpol, enfin. Ces New Yorkais qui, il y a de cela huit ans, ont donné un nouveau souffle au rock et ont permis à plusieurs nouveaux groupes de surfer sur la vague (She Wants Revenge? Peut-être…). La foule est compacte et la tension est à son comble (oui! Du monde pas content, des batailles pis toute! Est-ce que l’attente était trop longue?). Fallait bien quelques bonnes chansons pour calmer les anxieux. Ainsi, on a eu droit à plusieurs chansons du premier album, l’excellent Turn on the bright lights, Don't Say Hello to the Angels, Leif Erikson, PDA (yessss), NYC, Obstacle 1 et Stella was a diver and she was always down, qu’on a pu entendre en dernier rappel. Certes, on a aussi entendu plusieurs autres titres des albums qui ont suivi (Evil et Slow Hands entre autres, de l’album Antics), reste que j’ai eu cette impression que Paul Banks et sa troupe sont conscients et assument le fait qu’ils doivent leur actuelle notoriété principalement à leur premier album. On a tout de même entendu quelques extraits du nouvel album à venir, dont Success et Barricades. Bref, le groupe a offert une excellente performance et à en juger leur interaction avec la foule ce soir-là, les membres d’Interpol étaient fort heureux de retrouver leurs fans montréalais. La soirée a été musicalement délicieuse, j’étais satisfaite de ma première soirée en leur compagnie.
Pas que je voudrais finir cet article sur une mauvaise note, mais j’ai un peu de venin à cracher…. Et ça vous aurait peut-être enlevé l’envie de me lire si je l’avais fait en commençant. Le Détesteur est mort? Il y a certainement quelques personnes qui ont envie de prendre sa relève. Dont moi, une fois de temps en temps. Alors ça va comme suit…
Pour en revenir au niveau de confort que peut procurer le ratio personne au pouce carré dans un show sold out… Faudrait qu’on se comprenne. C’est NORMAL que, dans une salle pleine à craquer, on se sente un petit peu plus à l’étroit. Va falloir que tout le monde fasse un petit effort. C’est-à-dire, j’en ai rien à crisser de toi, Monsieur Non-s’il-te-plaît-mets-toi-pas-derrière-moi-c’est-parce-que-j’ai-mal-à-mon-nerf-sciatique. Ou de toi, Monsieur Faut-que-tu-me-laisse-de-la-place-tu-vois-c’est-une-question-de-sécurité. Quand t’es gros et que tu mesures six pied six, ta bulle personnelle supposément plus grande que celles des autres…Dude, tu l’as mangée ta bulle, tant pis pour toi! On va se comprendre, on a tous payé notre billet le même prix (vous, pas moi) c’est donc pas un argument pour se téter un petit peu plus de confort. On va tous s’arranger comme on peut pour voir de quoi. Tu peux bien investir un an de salaire pour inviter Interpol à jouer dans ton salon pis rester assis dans ton La z boy. D’ici là, sacre-moi patience avec ton argument à quarante balle. (Sur ce, merci le staff du Métropolis!!)
… Me meurs d’envie de te parler, à toi, toi et toi. Vite, vite, un autre show. L’automne s’annonce beau.
**Le nouvel album d’Interpol (éponyme) sera en vente à partir du 7 septembre 2010.
http://www.interpolnyc.com
http://www.myspace.com/thetwintigers
emiliegagne@gmail.com
Le show se donnait à guichets fermés (et ça j’y reviendrai plus tard). J’ai rejoint un ami à 20h00 tapant (20 minutes plus tard, donc). Juste à temps pour une pré-première partie : un genre de DJ qui passait presque inaperçu, tant pour sa présence que pour son talent à mixer des bonnes tounes. Il a quêté quelques fois des applaudissements, et en bon montréalais que nous sommes (et quelques banlieusards, mais ceux-là on les aime un peu plus depuis la sortie du nouvel album d’Arcade Fire) je vous laisse deviner si on a donné suite à sa demande. Bref, je sais pas c’était qui, j’ai pas d’intérêt à chercher son nom. Si ça vous intéresse, vous chercherez. Alors passons.
La vraie première partie était donc assurée par Twin Tiger. Un groupe d’hipsters, oui oui, dans le genre fausses lunettes Ray Ban et t-shirts American Apparel. Et aussi, ils viennent d’une de ces villes américaines qui n’a pas assez de personnalité pour avoir un nom à soi, Athens, Georgie, USA. Pas que ça influence en quoi que ce soit la qualité de leur musique, tout de même. C’est du rock noisy et assez dark, bref, c’est tout à fait convenable en tant que prélude à Interpol. Maintenant, est-ce réellement bon?Je ne saurais vous dire, la qualité de la sonorisation qu’on réserve aux bands de première partie me donne froid dans le dos et envie de me boucher les oreilles. Si vous voulez réellement savoir, attendez qu’ils donnent leur propre show, là on saura. Ah, que c’est ingrat, le rôle de première partie.
On en vient au principal, plusieurs (dizaines de) minutes après. Interpol, enfin. Ces New Yorkais qui, il y a de cela huit ans, ont donné un nouveau souffle au rock et ont permis à plusieurs nouveaux groupes de surfer sur la vague (She Wants Revenge? Peut-être…). La foule est compacte et la tension est à son comble (oui! Du monde pas content, des batailles pis toute! Est-ce que l’attente était trop longue?). Fallait bien quelques bonnes chansons pour calmer les anxieux. Ainsi, on a eu droit à plusieurs chansons du premier album, l’excellent Turn on the bright lights, Don't Say Hello to the Angels, Leif Erikson, PDA (yessss), NYC, Obstacle 1 et Stella was a diver and she was always down, qu’on a pu entendre en dernier rappel. Certes, on a aussi entendu plusieurs autres titres des albums qui ont suivi (Evil et Slow Hands entre autres, de l’album Antics), reste que j’ai eu cette impression que Paul Banks et sa troupe sont conscients et assument le fait qu’ils doivent leur actuelle notoriété principalement à leur premier album. On a tout de même entendu quelques extraits du nouvel album à venir, dont Success et Barricades. Bref, le groupe a offert une excellente performance et à en juger leur interaction avec la foule ce soir-là, les membres d’Interpol étaient fort heureux de retrouver leurs fans montréalais. La soirée a été musicalement délicieuse, j’étais satisfaite de ma première soirée en leur compagnie.
Pas que je voudrais finir cet article sur une mauvaise note, mais j’ai un peu de venin à cracher…. Et ça vous aurait peut-être enlevé l’envie de me lire si je l’avais fait en commençant. Le Détesteur est mort? Il y a certainement quelques personnes qui ont envie de prendre sa relève. Dont moi, une fois de temps en temps. Alors ça va comme suit…
Pour en revenir au niveau de confort que peut procurer le ratio personne au pouce carré dans un show sold out… Faudrait qu’on se comprenne. C’est NORMAL que, dans une salle pleine à craquer, on se sente un petit peu plus à l’étroit. Va falloir que tout le monde fasse un petit effort. C’est-à-dire, j’en ai rien à crisser de toi, Monsieur Non-s’il-te-plaît-mets-toi-pas-derrière-moi-c’est-parce-que-j’ai-mal-à-mon-nerf-sciatique. Ou de toi, Monsieur Faut-que-tu-me-laisse-de-la-place-tu-vois-c’est-une-question-de-sécurité. Quand t’es gros et que tu mesures six pied six, ta bulle personnelle supposément plus grande que celles des autres…Dude, tu l’as mangée ta bulle, tant pis pour toi! On va se comprendre, on a tous payé notre billet le même prix (vous, pas moi) c’est donc pas un argument pour se téter un petit peu plus de confort. On va tous s’arranger comme on peut pour voir de quoi. Tu peux bien investir un an de salaire pour inviter Interpol à jouer dans ton salon pis rester assis dans ton La z boy. D’ici là, sacre-moi patience avec ton argument à quarante balle. (Sur ce, merci le staff du Métropolis!!)
… Me meurs d’envie de te parler, à toi, toi et toi. Vite, vite, un autre show. L’automne s’annonce beau.
**Le nouvel album d’Interpol (éponyme) sera en vente à partir du 7 septembre 2010.
http://www.interpolnyc.com
http://www.myspace.com/thetwintigers
emiliegagne@gmail.com

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