jeudi 3 mars 2011

Jeune Chilly Chill et NSD


Vendredi 12 juin. Ma deuxième soirée aux Francos s’amorce.
La première en fait, pour ce qui est des concerts extérieurs. Alors, qu’est-ce que les Francos ont à offrir de gratos un vendredi soir? Petite soirée thématique, tiens. Je vais aller voir Jeune Chilly Chill et NSD.

Jeune Chilly Chill
Jeune Chilly Chill d’abord, sur la scène du Monde Urbain Vidéotron. Le genre de gars qui a piqué ma curiosité, plus pour sa danse de
Benoît Brunet () que pour ses textes. Mais ça vaut le coup d’œil. Accompagné de Phil Colisse pour les beats, Jeune Chilly Chill a.k.a Xavier Constant occupe seul le devant de cette grande scène. Se débrouille pas mal tout de même pour accaparer l’attention de son public, des jeunes, principalement fin dizaine/début vingtaine, qui font de l’attitude au son du Chilleur Extrême. D’ailleurs, j’aurais pas cru qu’un artiste puisse faire crier haut et fort à autant de mecs leur profond besoin d’avoir une vie sexuelle (« J’ai le goût de fourrer » à l’unisson, j’hésite à savoir si je trouve ça pathétique ou juste profondément sincère…).

Chilly Chill aborde les thèmes propres au hip hop, c’est-à-dire la réalité urbaine et les femmes. Il développe longuement sur ses propres capacités à satisfaire les femmes. Sur ce mesdames, je veux des témoignages. Toujours est-il, je suis contente, j’ai eu ma danse de Benoît Brunet.

NSD
Un peu plus tard, sur la même scène, c’est NSD, anciennement Nul Si Découvert, qui fait danser la foule. C’est donc le retour de Jeune Chilly Chill qui s’associe cette fois avec Maître J pour prendre les devants de la scène.

NSD, c’est d’abord le rap de Xavier Constant et de Maître J, accompagnés d’Émilie Mercier à la voix, et c’est aussi un grand rassemblement de musiciens (une section de cuivres s’ajoute au traditionnel guitare/basse/drum). NSD compte donc neuf membres, et ça fait toute la différence sur scène. L’espace est occupé au complet, c’est beaucoup plus dynamique et franchement agréable à regarder. J’ai une affection particulière pour Maître J, ce rappeur au style non-conventionnel, qui délaisse la classique attitude hip hop et adopte un style beaucoup plus personnel. Un gars profondément motivé qui aime faire lever les foules, j’aime ça.

Toutefois, le spectacle est un peu technique. J’ai un peu l’impression d’assister à un concert des finissants du Cégep St-Laurent. Émilie Mercier, de la section vocale, semble plus ou moins à l’aise dans son rôle. Elle a, pour l’instant, un style beaucoup plus technique qui se combine plus ou moins bien au style rap/funk du groupe. Cependant, NSD s’étant reformé récemment, je n’ai aucun doute sur le fait que ces détails se placeront et que le groupe aura pas mal plus de spirit dans les mois à venir.

Sur ce, fait frette, m’en retourne chez nous.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire