Le National, 12 juillet. Dernière date d’une longue tournée, entamée en décembre dernier et dont plusieurs spectacles ont eu lieu à guichets fermés
Passion Pit, c’est d’abord l’idée de Michaël Angelakos qui, il y a à peine trois ans, écrivait et composait ses chansons dans un dortoir de l’université qu’il fréquentait à l’époque. Les chansons étaient enregistrées à l’aide du micro intégré dans son ordinateur portable. Aujourd’hui, Ian Hultquist, Ayad Al Adhamy, Jeff Apruzzese et Nate Donmoyer ont rejoint les rangs du groupe, et supportent la créativité d’Angelakos. Passion Pit, c’est du synth-pop. C’est de la musique ultra-légère et ultra-joyeuse. Le genre de musique qui rappelle qu’il existe des choses saines dans la vie, et que ça vaut la peine parfois de célébrer ça.
La salle est remplie. Et à analyser le manque de rides et/ou de présence de barbe sur le visage des personnes qui croisent mon chemin, je dirais que la plupart des gens qui occupent la salle ont en bas de vingt ans. Il y a certainement une grande majorité des portefeuilles qui se trouvent dans cette salle qui ne contiennent de l’argent que dans le but d’acheter des fringues cool et des minutes de cellulaire. Ça sent l’allocation hebdomadaire de papa et maman. Bon ça va faire le jugement sur la jeunesse, je suis une vieille grincheuse. Mais je tiens à dire que j’ai pas de rides moi non plus par contre. Et puis tant pis, ils ont du goût ces kids là, pour venir écouter ce show. Je les aime bien dans le fond.
Le groupe arrive sur scène, cinq jeunes adultes au grand sourire et aux yeux pétillants. Les premiers sons de synths se font entendre… et oui, ma foi, Angelakos chante aussi aigü en spectacle que sur l’album. Des minutes bourrées de bonheur s’ensuivent, au son des chansons Kingdom Come, Sleepyhead, Seaweed Song, Little Secret et Dreams (une reprise des Cranberries) pour ne nommer que celles-là. De la foule, des voix (principalement féminines) s’élèvent, et se chargent des back vocals du début à la fin du spectacle (mais ce n’était presque plus des back vocals tellement ils (elles) chantaient fort). À un certain point, Michaël Angelakos lance un défi : il ne quittera pas cette salle tant que les gens du balcon ne se seront pas levés et mis à danser jusqu’à la toute fin du spectacle. Et le défi est relevé avec brio, aussitôt demandé, aussitôt fait.
Un rappel sera très longuement demandé de la part des spectateurs, et les membres réapparaissent, tous de lycra vêtus, du legging en gold s’il-vous-plaît. Des bandeaux de jogging de couleur fluo et des camisoles trop échancrées. Ok, le eighties style, c’était drôle y’a 3-4 ans, mais maintenant des photos dans ce style, il en pleut sur les profils Facebook. Petit feeling de déjà (trop) vu. Mais ça n’arrêtera pas les 18-20 ans de s’extasier. La petite demoiselle à côté de moi sort son appareil photo et filme le tout, en dansant intensément. La caméra se promène de tous bord tous côté (dude, ton vidéo servira à rien!). Mais je suis sooooo terre à terre.
Bref, en pleine effervescence, la formation originaire du Massachusetts ira loin, très certainement. Et suivra peut-être le sentier de la gloire tracé par les autres Phoenix de ce monde. Surveillez les prochainement, vous entendrez parler d’eux.
Passion Pit s’arrête très brièvement pour un peu de repos et reprend la route dès la fin juillet. Une autre longue tournée qui les mènera sur quatre continents. Si jamais dans cette intense tournée, ils trouvaient le temps de repasser à Montréal, allez les voir. Ça fait du bien.
http://www.myspace.com/passionpitjams
emiliegagne@gmail.com
La salle est remplie. Et à analyser le manque de rides et/ou de présence de barbe sur le visage des personnes qui croisent mon chemin, je dirais que la plupart des gens qui occupent la salle ont en bas de vingt ans. Il y a certainement une grande majorité des portefeuilles qui se trouvent dans cette salle qui ne contiennent de l’argent que dans le but d’acheter des fringues cool et des minutes de cellulaire. Ça sent l’allocation hebdomadaire de papa et maman. Bon ça va faire le jugement sur la jeunesse, je suis une vieille grincheuse. Mais je tiens à dire que j’ai pas de rides moi non plus par contre. Et puis tant pis, ils ont du goût ces kids là, pour venir écouter ce show. Je les aime bien dans le fond.
Le groupe arrive sur scène, cinq jeunes adultes au grand sourire et aux yeux pétillants. Les premiers sons de synths se font entendre… et oui, ma foi, Angelakos chante aussi aigü en spectacle que sur l’album. Des minutes bourrées de bonheur s’ensuivent, au son des chansons Kingdom Come, Sleepyhead, Seaweed Song, Little Secret et Dreams (une reprise des Cranberries) pour ne nommer que celles-là. De la foule, des voix (principalement féminines) s’élèvent, et se chargent des back vocals du début à la fin du spectacle (mais ce n’était presque plus des back vocals tellement ils (elles) chantaient fort). À un certain point, Michaël Angelakos lance un défi : il ne quittera pas cette salle tant que les gens du balcon ne se seront pas levés et mis à danser jusqu’à la toute fin du spectacle. Et le défi est relevé avec brio, aussitôt demandé, aussitôt fait.
Un rappel sera très longuement demandé de la part des spectateurs, et les membres réapparaissent, tous de lycra vêtus, du legging en gold s’il-vous-plaît. Des bandeaux de jogging de couleur fluo et des camisoles trop échancrées. Ok, le eighties style, c’était drôle y’a 3-4 ans, mais maintenant des photos dans ce style, il en pleut sur les profils Facebook. Petit feeling de déjà (trop) vu. Mais ça n’arrêtera pas les 18-20 ans de s’extasier. La petite demoiselle à côté de moi sort son appareil photo et filme le tout, en dansant intensément. La caméra se promène de tous bord tous côté (dude, ton vidéo servira à rien!). Mais je suis sooooo terre à terre.
Bref, en pleine effervescence, la formation originaire du Massachusetts ira loin, très certainement. Et suivra peut-être le sentier de la gloire tracé par les autres Phoenix de ce monde. Surveillez les prochainement, vous entendrez parler d’eux.
Passion Pit s’arrête très brièvement pour un peu de repos et reprend la route dès la fin juillet. Une autre longue tournée qui les mènera sur quatre continents. Si jamais dans cette intense tournée, ils trouvaient le temps de repasser à Montréal, allez les voir. Ça fait du bien.
http://www.myspace.com/passionpitjams
emiliegagne@gmail.com

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